La légèreté

Un article de AEC.

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Chacun se dit tenant de la légèreté, mais fol qui s’y repose. Rien n’est plus commun que le nom, rien n’est plus rare que la chose.

Ce vil plagiat, (puisse Monsieur de la Fontaine me pardonner) fait comprendre en peu de mots et avec un certain sourire combien il faut rester prudent concernant la vulgarisation de la légèreté vraie et idéale.

La légèreté, oui, mais quelle légèreté ?

Dans sa première méthode Monsieur Baucher se démarque des anciens donc de Monsieur de La Guérinière.

Dans sa deuxième méthode, même s’il ne l’avoue pas, il s’en rapproche.

Dans une deuxième vie sa troisième méthode n’aurait-elle pas concordé beaucoup plus avec les principes de Monsieur de La Guérinière.

François Baucher appliquant les principes de La Guérinière pour l’application de ses nombreuses découvertes, cela aurait-il été une ineptie ? Cela reste à prouver.

Baucher donc se démarque des anciens. Seegers et Steinbrecht critiquent Baucher jusqu’à la haine, oserait-on dire. Michel Henriquet et Nuno Oliveira ne sont pas d’accord avec René Baccarat et quelques autres. Racinet critique ouvertement M. Decarpentry. Certains ferment les yeux sur le génie de E. Beudant. Raabe critique d’Aure etc...

Question : à quel saint faut-il se vouer ?

Question : et si la légèreté n’avait jamais encore été définie tout simplement par manque d’analyse des allures de base.

Un cheval moyen physiquement et mentalement, qui serait travaillé dans la subtilité ne deviendrait-il pas léger ? N’atteindrait-il pas sa légèreté ? N’imposerait-il pas l’admiration et le respect ?

Un cheval d’exception, travaillé dans les mêmes conditions, lui serait esthétiquement supérieur et forcément serait crédité des meilleures notes dans une épreuve de dressage. Ceci relève de la plus pure logique.

Cependant, un cheval moyen mis dans la légèreté dont il est capable doit prendre la mesure d’un cheval d’exception aux allures faussées. L’un est « juste », l’autre n’est qu’un beau voleur.


Le "cheval léger" disait Gustave Le Bon, est une notion aussi vague que celle de la température avant l'invention du thermomètre.

La haute école, CELLE DE L'AVENIR surtout, est la base même de l'équitation, et non pas son couronnement..

Gustave Le Bon