Partie 1 : L'étude des allures

L’idée qu’il n’existe qu’une seule équitation : la bonne, restera une utopie tant que les allures ne seront pas clairement définies.

Lire la suite...

Partie 2 : Méthode de a vers z

Partie 2Une méthode basée sur la diversité et qui s'adresse à tout passionné, quelque soit sa discipline.

Lire la suite...

Partie 3 : Etudes diverses

Partie 3L'AEC se penche sur un sujet, une polémique, un auteur, ou un thème de l'équitation classique.

Lire la suite...

QUAND LE GRATIN INTERNATIONAL DU DRESSAGE SE MET A BAUCHERISER...

Dans sa première manière, François Baucher préconisait les flexions outrées…Est-ce donc en mémoire de lui que les nouveaux maîtres du Dressage « hyperflexionnent » à qui mieux-mieux ? En guise d’échauffement aux épreuves de dressage, les chevaux sont figés sans pitié dans des hyper flexions contre nature (qui s’éternisent parfois 15 à 20 minutes sans relâchement.

A LA LIMITE DE LA TORTURE PHYSIQUE ET MENTALE, ces pratiques ne sont ni plus ni moins qu’un manque total de respect à l’animal, en même temps qu’une GRAVE ENTORSE à l’esprit NOBLE qui devrait animer le monde équestre.

L’IGNORANCE ENGENDRE LA BRUTALITE disait Monsieur Baucher. Il ne devinait certainement pas combien ses propos étaient prémonitoires et combien ses conseils seraient mal appliqués.

Les hyper flexions ont pour objectifs de faire des chevaux des robots destinés aux épreuves publiques. C’est du travail à la chaîne….

Et comble du comble, ces procédés qui dénaturent les allures sont aujourd’hui érigés en véritables institutions. Pourtant, il ne fait aucun doute que dans le futur ces principes seront proscrits et pris comme l’exemple de ce qu’il ne FAUT PAS FAIRE (à l’instar de certains mouvements qui prétendaient pratiquer le grand art en peinture, sans savoir dessiner...)

L’équitation pseudo-classique de dressage actuelle est déjà réfutée par les vrais connaisseurs et le grand public lui-même commence à montrer sa désapprobation.

LA VERITE NE TRIOMPHE JAMAIS MAIS LES TENANTS DE L’ERREUR FINISSENT PAR MOURIR (Lucien Israël)

Si les flexions même outrées de François Baucher visaient à la décontraction et à la légèreté, les hyper flexions par la force n’aboutissent jamais qu’à la raideur et à l’abrutissement des chevaux. Il faudrait veiller à ne pas confondre « les torchons et les serviettes ».

Gageons cependant que le temps n’est pas loin ou Monsieur Baucher sera quand même rendu responsable de ces déviations et qu’après l’échec prévisible dû aux hyper flexions, les « pseudo-classiques » tenteront sans plus de succès de relever les encolures à outrance.

Des chevaux bloqués vers le bas, on passera aux chevaux braqués vers le haut...

Faut-il rappeler que dans sa 2e manière Monsieur Baucher préconisait le relevé outré ?

PAUVRE MONSIEUR BAUCHER : d’une manière comme de l’autre il sera « ridiculisé » par ceux-là mêmes Qui vous déclarent d’un air méprisant : « Baucher !! Moi ? Jamais ! A propos, Monsieur Jourdain ne faisait-il pas de la prose sans le savoir ? Et, quelle prose !...

 

UTILISATION JUDICIEUSE DES FLEXIONS

Baucher ou pas Baucher, le bien-fondé des flexions ne se discute pas, pour autant que demandées avec justesse et à propos, elles aboutissent à la décontraction, aux assouplissements et au développement harmonieux de la musculature. Par ailleurs, elles contribueront à la géométrisation musculaire et au développement des forces motrices de l’arrière-main, de même qu’à la légèreté et à l’amplitude du mouvement des épaules.

Dans tous les cas, les flexions n’iront jamais à l’encontre des allures naturelles. Visuellement, elles ne seront pas sans rappeler les manipulations de l’ostéopathe sans, bien sûr, aller aussi loin. Elles resteront une gymnastique saine et raisonnée. Le dresseur ne cherchera jamais à se substituer à « l’homme de sciences » à qui il laissera le soin de pratiquer les manipulations plus profondes. « Cordonnier, pas plus haut que la chaussure ! »

Le cheval décontracté et obéissant aux flexions sera rapidement et AUTOMATIQUEMENT libéré dans le sens du mouvement en avant. Cet automatisme créera chez le cheval un véritable REFLEXE D’ETIREMENT dans le calme et le bien-être.

 

FLEXIONS LATERALES

Le dresseur est apte à appliquer les flexions latérales s’il est capable de discerner les nouures, les raideurs ou crispations locales. En effet, ces flexions sont censées obtenir un ploiement latéral dans la souplesse et la décontraction. Celui-ci ne sera irréprochable que si les résistances locales ont été éliminées les unes après les autres. Le cheval sera finalement amené à s’incurver du bout du nez à la queue dans la souplesse et la décontraction totale. Répétons-le : le dresseur habile ne laissera subsister aucune crispation (mâchoire, nuque, garrot, résistances costales, raideur du rein). Est-il utile de rappeler que la géométrisation est de rigueur ? Une fois la souplesse latérale acquise, entreront en jeu les flexions directes propres au rassembler.

 

FLEXIONS DIRECTES

Les flexions directes ont pour objectif la flexibilité du rein, l’abaissement des hanches et la détente élastique des postérieurs, c’est-à-dire le rassembler.

Ce formidable objectif n’est malheureusement pas un aboutissement automatique. Le rassembler est une denrée rare à tel point que les cavaliers internationaux de dressage ne le pratique plus. Par manque de compétences ou par manque de temps ?

 

FLEXIONS OUTREES

Directes ou latérales, les flexions outrées sont des moyens plus astreignants destinés à amener le cheval à comprendre plus rapidement que résister insidieusement ne sert à rien et que céder lui permettra automatiquement de quitter une position inconfortable pour un étirement bienfaisant et agréable.

Si elles sont exigeantes, elles sont aussi très fugitives avec à la clé une détente automatique en guise de récompense.

Au fil du temps, la simple menace d’une flexion outrée rendra le cheval attentif et obéissant par réflexe comme une seconde nature.

Qu’on se souvienne que les hyper flexions ou flexions outrées pratiquées en force et longtemps n’amènent que des déboires !

 

Pour clôturer ces propos concernant les flexions, on peut penser que quiconque n’a pas profondément réfléchi à leur utilité doit s’abstenir de les pratiquer, mais, qui n’a pas compris leur utilité risque de n’avoir pas compris beaucoup d’autres choses.